Le monde du théâtre et du cinéma togolais est en deuil. L’acteur comédien AGBOKOU-AHADE Kokou Armand alias “Ousmane” né le 27 Août 1958 a tiré sa révérence ce lundi 15 juillet 2019 dans sa 61è année.

En effet, l’artiste était souffrant depuis un moment après un Accident Vasculaire Cérébral (AVC) survenu le 1er janvier 2010 provoquant une hémiplégie de son côté gauche.
Un SOS lancé pour une opération crânienne n’a pu récolter les fonds nécessaires malgré les efforts des Artistes et de bonnes volontés.
Tombé dans un état lamentable depuis sa libération de l’hôpital le 29 janvier 2010, l’acteur d’une dizaine de pièces théâtrales télévisés et de films à l’instar de “Ashta” la pièce qui l’a révélé au grand public, ” Deuxième bureau “,Trop ,c’est trop”,Ina ou le rêve de Nouka”, “Château de cartes”, “l’Afrique des interrogations”,La jalousie ou le mal incurable”, ou encore “lidao”  tourné récemment en 2016 et diffusé sur TV5 Monde est parti les pieds en avant ce 15 juillet 2019 rejoindre son épouse Yoma Petronia, née KOUSSOWA, elle également actrice comédienne décédée le 06 janvier 2014 à l’âge de 42 ans.
Ils laissent derrière eux deux enfants de 23 et 17 ans.
AGBOKOU- AHADE Kokou Armand alias ” Ousmane” fut un meilleur comédien qui se démarquait par sa mémoire d’éléphant à bûcher les scénarii en un temps record et son jeu d’acteur atypique.
Il était jusqu’à son décès le président et le metteur en scène de l’association “Club de l’amitié” (CAMI) créé en 1992.
Paix à l’âme de l’illustre disparu.
La vie est une scène de théâtre où chacun après avoir joué son rôle passe derrière le rideau.
Ousmane a joué le sien et s’en est allé. Mais dans quelles conditions ?
A-t-il vraiment été soutenu au moment où il avait besoin de soutien ?
Le peuple togolais lui a-t-il rendu de son vivant un hommage mérité ? Doit- on continuer par célébrer nos artistes à titre posthume ou les laisser partir dans l’anonymat total ? Voilà tant d’interrogations qui relancent la question de l’assistance et de la célébration des vieilles gloires de la culture togolaise de leur vivant.
AGBOTCHO Madatina est également hémiplégique depuis bientôt deux ans et passe déjà dans les oubliettes.
Vivement, une assistance à toutes ces personnes qui ont tout donné pour faire parler de la culture togolaise hors de nos frontières. Célébrons nos icônes de leur vivant !

Estelle KOUDJONOU

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