Le médecin colonel Adom Wiyao Kpao, directeur du CHU S.O a sorti ce jour une note de service interdisant au docteur Alovor Guy, chirurgien orthopédiste, traumatologue exerçant en France de toutes activités de soins et pédagogiques au CHU S.O.

Cette décision suspendant ce chirurgien pourrait être liée aux révélations du journal L’Alternative No.732 du 04 septembre 2018. L’investigation du confrère met en cause l’usage de certains médicaments et matériaux périmés lors de certaine mission humanitaire au service traumatologique du CHU S.O ou l’étude approximative du dossier médical du patient à opérer. Ce phénomène est étendu aux cliniques.

Des témoignages recueillis par le journal confirme cette thèse :  «une clinique réputée de la place qui s’est permis de faire faire une chirurgie esthétique à trois femmes par des jeunes stagiaires européens. Une de ces dames à qui ils ont pris la peau au niveau de l’omoplate ne peut pas cicatriser du fait de son diabète avancé et de la tension. Elle était à priori disqualifiée pour une chirurgie. La seconde s’était vu abandonner un morceau de carton dans le corps et il fallait la tempérer des mois après. »

Cette décision du directeur du CHU va amener le réseau des praticiens à changer de stratégie ce qui doit obliger les responsables sanitaires à redoubler de vigilance. Les accompagnateurs des malades doivent désormais être sur leur qui-vive quand il s’agit de faire une quelconque opération à leur parent.  Et il revient à la corporation des chirurgiens d’éclaircir l’opinion publique sur le phénomène des matériels ou médicaments périmés en usage au bloc opératoire.

 

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