« Tant vaut l’école, tant vaut la nation » dit-on souvent. Dans le but d’inculquer les valeurs citoyennes et démocratiques aux élèves, le ministère des droits de l’homme et des relations avec les institutions de la République en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) organisent du 11 au 12 novembre 2019 à Lomé, un atelier régional de formation des enseignants d’Éducation civique et morale (ECM), le second après celui de Kara déroulé du 05 au 06 novembre dernier.

Placé sous le thème : « importance des droits de l’homme dans l’éducation à la citoyenneté », cet atelier se veut un cadre d’échanges interactifs entre tous les participants. L’objectif est de promouvoir la culture des droits de l’homme dans le milieu scolaire selon la Directrice de la consolidation de la démocratie, chargée des droits de l’homme, Mme Mensah Pierucci.

Plusieurs communications notamment l’introduction aux droits de l’homme, l’éducation aux droits humains, droits de l’homme et éducation civique, enseignement et évaluation de l’éducation civique et morale vont aider à outiller les enseignants participants afin qu’ils s’approprient les différentes approches et expériences des uns et des autres.

Pour le doyen de l’inspection générale de l’éducation, Doumongue Djouma, l’école est le lieu où les valeurs de solidarité, d’amour et de civisme qui autrefois faisaient l’apanage du peuple togolais, peuvent être enseignées.

« Les vertus d’amour, de solidarité, de fraternité et de civisme du peuple togolais d’autrefois ont cédé la place à l’incivisme et à la division. L’impolitesse, l’extravagance de l’habillement et de la coiffure, le gangstérisme et autres, sévissent dans les écoles. L’école demeure aujourd’hui un lieu privilégié de formation. Il devient primordial d’inculquer les valeurs citoyennes et démocratiques aux élèves pour les emmener à participer activement au développement du pays », a indiqué le doyen de l’inspection générale de l’éducation.

De nouveaux curricula d’éducation civique et morale ont été élaborés depuis juin 2012, réorganisés en 2018, adaptés aux réalités politiques, sociales et culturelles du pays, et accentués sur l’éducation des droits de l’homme.

Timothée KATALE

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