Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a présenté vendredi 30 novembre, à Lomé, aux différents acteurs nationaux (institutions de la République, administration, partis politiques, candidats, professionnels des médias) et internationaux concernés par le processus électoral, l’ordre d’opération de la Force Sécurité Elections (FOSE) 2018. Cette force, créée par décret n°2018-131/PR du 28 août 2018, en Conseil des ministres, a pour mission de garantir la sécurité avant, pendant et après les élections législatives du 20 décembre 2018.

Il a été créé, par décret n°2018-131/PR du 28 août pris en Conseil des ministres, dans le cadre de la sécurisation des élections législatives du 20 décembre 2018, la Force Sécurité Elections (FOSE) 2018. Elle est chargée de garantir la sécurité de l’ensemble de toutes les phases du processus devant conduire à cette échéance. En vue de permettre aux acteurs nationaux et internationaux impliqués de s’imprégner des dispositions sécuritaires prévues à cet effet, le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a organisé une rencontre d’information et d’échanges à Lomé. Au cours de cette rencontre, le commandant de la FOSE 2018, commandant divisionnaire de police, Têko Mawuli Koudouovoh, a fait comprendre que la sécurisation du processus électoral sera assuré exclusivement par 8000 policiers et gendarmes qui ont reçu des formations et recyclés dans diverses thématiques, notamment le Droit de l’Homme, le maintien de l’ordre, la ségrégation des lieux sensibles, la sécurisation des personnes et des biens. Cette force, dit-il, est répartie sur le territoire national sous le commandement d’un commandant et des commandants régionaux et préfectoraux. La force est sous la supervision de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et sous la responsabilité du ministre en charge de la Sécurité et de la Protection civile.

Le ministre Yark Damehame de la Sécurité et de la Protection civile a, au cours de cette présentation, témoigné sa profonde gratitude et ses remerciements au chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé qui, de tout temps, fait du professionnalisme et de l’efficacité des forces de sécurité un axe majeur de son programme de société pour le bien de la population togolaise. Le ministre a exprimé aussi sa reconnaissance aux partenaires en développement, notamment le PNUD pour ses précieux contributions et accompagnements dans toutes les phases de préparation et de formation des femmes et hommes qui composent la FOSE 2018. Il en est de même pour la Fondation Hanns Seidel dont l’appui a permis d’organiser deux ateliers de formations des commandants régionaux et préfectoraux de la FOSE 2018, des organisations de la société civile et des professionnels des médias, les 20 et 22 novembre 2018, à Notsè et à Kara. Le général de brigade Yark a rassuré l’ensemble de la population que, nonobstant la tension politique ambiante depuis le 19 août 2017 et la volonté de boycotter ces élections exprimée par une partie de l’opposition, toutes les dispositions sont prises pour permettre à la FOSE 2018 d’assurer, avec efficacité, l’ensemble de ses missions. La FOSE 2018, dit-il, est bien entraînée et bien outillée pour faire face aux missions qui lui incombent. Le ministre a invité tous les acteurs à faire confiance à la force qui se mettra en permanence et en toute neutralité à la disposition de tous.

Le président de la CENI, Pr Kodjona Kadanga, a, de son côté, précisé que la création et la mise en œuvre des activités de la FOSE 2018 sont un gage de la réussite de la mission de la CENI. Pr Kadanga a appelé la population à la non-violence et les parties impliquées dans les élections à se garder de tout acte pouvant être interprété comme une provocation à l’égard des forces de défense et de sécurité. Pour sa part, la secrétaire d’Etat chargée des Droits de l’Homme, Mme Nakpa Polo, a exhorté les organisations de défense des Droits de l’Homme à accompagner le gouvernement, pour que ces élections se déroulent dans la transparence et le calme.

Avec Togo presse

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