En conférence de presse ce jeudi 02 mai 2019, la coordinatrice de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition, devenus 07, a déclaré qu’ils comptent participer aux élections locales prévues pour le 30 juin prochain.
La C14 a connu des départs en son sein à l’instar de l’ANC, le CAR ,le PNP , le Parti des Togolais , le Togo Autrement pour ne citer que ceux-là, mais la coordinatrice se montre confiante en ce qui concerne la suite de la lutte et la qualité des partis restants en soulignant que “c’est la qualité qui amène la quantité ; les membres actuels sont de très grande qualité et au moment venu, les autres suivront. Si le régime croit que nous allons encore boycotter les élections, ils se trompent, il n’y aura pas un remake du 20 décembre 2018, je vous le promets“. La C14 est optimiste et pense qu’en synergie, ils peuvent gagner cette lutte pour l’effectivité de la démocratie au Togo. Elle demande au Chef de l’État Faure Essozimna Gnassingbé, de tenir sa promesse qui était d’entamer des discussions pour voir dans quel cadre les prochaines échéances électorales se dérouleront.
Parlant de la question du retour des partis qui ont auparavant claqué la porte à la coalition, la coordinatrice a fait savoir que la porte leur est toujours ouverte et à toute autre entité qui comprendrait que cette lutte ne se fera pas toute seule. “La coalition se sent concernée par l’incarcération de Ouro Djikpa Tchatchikpi et va lui rendre visite le plus tôt possible”, a martelé la coordinatrice.
En ce qui concerne les réformes constitutionnelles et institutionnelles, la coalition rejoint Monseigneur KPODZRO et souligne que : “La question des réformes constitutionnelles et institutionnelles empoisonne la vie nationale de notre pays depuis près de 17 ans […] Nous continuons de penser que la proposition de l’expert constitutionnaliste de la CEDEAO et un compromis minimum susceptible de répondre aux aspirations des togolais et qui respecte la feuille de route de la CEDEAO. De notre point de vue, les reformes à adopter à l’Assemblée nationale doivent refléter fidèlement la lettre et l’esprit de la proposition de la CEDEAO pour un règlement définitif de ce grave contentieux entre le régime au pouvoir et le peuple togolais.”
Pour les prochaines échéances électorales, Mme ADJAMAGBO-JOHNSON compte sur la détermination de chaque togolais, ce n’est pas uniquement un combat des partis politiques mais de chaque citoyen. Elle a lancé un appel solennel à la population togolaise afin qu’elle participe massivement au meeting d’information et de sensibilisation qu’organise le Front Citoyen Togo Debout ce samedi 04 mai 2019.
Par rapport au passage du Chef de l’État au parlement le 26 avril dernier et les promesses qu’il a formulées, la coalition  reste dubitative en déclarant “Le Chef de l’État a présenté devant l’Assemblée nationale quasi monocolore issue des élections législatives unilatérales du 20 décembre 2018, ce qu’il a appelé son discours sur l’État de la Nation mais qui n’était en réalité qu’un catalogue de belles intentions et de promesses démagogiques qui n’engagent que ceux qui les ont écoutées”
Pour que les mêmes causes ne produisent les mêmes effets, la coalition entend saisir le gouvernement pour que les points minima ci-après soient effectivement pris en compte et résolus en vue d’assurer l’organisation d’élections locales transparentes et inclusives. Il s’agit de l’inclusivité des organes chargés de l’organisation et de la supervision des élections (CENI, CELI, CLC) ; la nécessité de mettre en place un démembrement de la CENI au niveau de chaque commune ; de la nécessité d’une refonte du fichier électoral et de la nécessité de réadapter la gestion du contentieux électoral par la Cour Suprême.
Au regard de tout, la coalition entend proposer au gouvernement et à la CENI, l’ouverture de discussions avec l’ensemble de la classe politique afin de trouver des solutions consensuelles susceptibles de garantir des élections locales crédibles.

Timothée KATALE (stagiaire)

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