Face au constat de son échec à l’issue de 18 mois de lutte en faveur du retour à la Constitution originelle de 1992 et pour l’alternance politique au Togo, la coalition des 14 partis politiques de l’opposition marque une pause pour se réorganiser et repartir sur de nouvelles bases.

Le relevé de conclusion (issu des journées de réflexion tenues par ce regroupement de partis les 20 et 21 février derniers) présenté au cours d’une conférence de presse ce mardi 12 mars à Lomé signale une restructuration de la Coalition pour la mise en œuvre de ses programmes d’action pour les réformes constitutionnelles et institutionnelles, et une volonté des responsables politiques à aller ensemble aux prochaines élections locales et à la présidentielle de 2020. Dans la foulée, il est annoncé des actions urgentes notamment des démarches officielles et républicaines auprès des autorités togolaises sur un certain nombre de sujets de préoccupations et d’intérêt national.

Au sujet de la restructuration, la Coalition dispose désormais d’une conférence des présidents qui regroupe les premiers responsables des partis membres. Selon les informations, cette conférence sera l’instance de décision et d’orientation politique de la Coalition avec en son sein, un comité stratégique qui aura son porte-parole. Il a été également décidé de la création d’un secrétariat exécutif avec des commissions spécialisées. Ce sera l’organe d’exécution de la Coalition des 14. Les neuf leaders ayant pris part aux journées de réflexion ont par ailleurs décidé de la mise en place d’une coordination locale de la coalition au niveau de chaque préfecture du pays.

La coalition de l’opposition tient également à la mise en œuvre des réformes institutionnelles, constitutionnelles et électorales avant les prochaines élections au Togo. Les responsables de la coalition comptent dans ce sens mobiliser davantage les populations pour l’obtention desdites réformes et la victoire aux prochains scrutins en vue d’ « une meilleure gouvernance au Togo, au profit du peuple togolais ».

« Aucun parti ne peut accepter participer aux élections sans les réformes. Nous devons faire la pression nécessaire pour que les reformes soient faites et au même moment nous allons nous préparer pour que nous ne soyons pas surpris au cas où nous obtiendrons les réformes à la dernière minute », a déclaré Paul Dodji Apévon, l’un des leaders de la coalition.

Concernant justement les prochaines élections notamment la présidentielle de 2020, les partis participants au conclave de la Coalition des 14 ont reconnu que la désignation d’un candidat unique face au candidat du pouvoir serait l’option idéale, sans pour autant minimiser les difficultés liées à la mise en œuvre d’une telle option. D’ailleurs, cette idée ne fait pas encore l’unanimité au sein du groupe.

En effet, sur les neuf (9) participants, six (6) se sont prononcés en faveur de la désignation d’un candidat unique de la Coalition à la prochaine élection présidentielle, deux (2) en faveur de candidatures multiples sous un parapluie commun et un (1) n’a pas encore de position clairement affichée sur le sujet.

Les leaders de la C14 ont saisi l’occasion de cette conférence de presse pour inviter les autres partis politiques membres de la coalition n’ayant pas pris part aux travaux du conclave, à rejoindre le regroupement afin de poursuivre la lutte politique entamée ensemble depuis 2017.

La Rédaction

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