Face à la presse ce lundi à Lomé, les responsables de la coalition des 14 partis de l’opposition ont exigé la reprise du recensement électoral en cours et pour lequel ils avaient appelé les populations au boycott.

« La coalition demande l’arrêt immédiat du processus et la reprise du recensement, lorsque la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) sera recomposée et installée », peut-on lire dans la déclaration rendue publique lors de la conférence de presse.

Initialement prévu pour prendre fin ce lundi 08 octobre dans la première zone, le recensement électoral a été prorogé d’une journée par la CENI à l’endroit des retardataires.

La coalition de l’opposition qualifie ce recensement en cours de « frauduleux ». « Il n’est pas un recensement biométrique intégral comme l’a préconisé la feuille de route et ne prend pas en compte les Togolais de l’étranger qui, selon la feuille de route, doivent participer aux prochaines élections nationales. En d’autres termes le recensement se déroule dans les conditions qui ne garantissent pas la transparence et la crédibilité »,  précise-t-elle.

Les leaders de la coalition sont également revenus sur la désignation d’une personnalité étrangère à la tête de la CENI, la recomposition des Commissions électorales locales indépendantes (CELI), celle des Comités des liste et cartes (CLC) et le redécoupage électoral.

« S’ils ne veulent pas de fraude, s’ils veulent que les élections soient transparentes, s’ils veulent que la crise finisse au Togo, je ne sais pas pourquoi ne pas perdre une semaine ou deux pour que nous puissions régler ces problèmes-là avant d’aller à quelque chose de consensuelle », a estimé Me Paul Dodzi Apévon, président des FDR, parti membre de la coalition.

Aux yeux des responsables de ces partis de l’opposition, le découpage électoral actuel comporte des disparités criardes. « Sur la base des résultats officiels, les répartitions des sièges à l’Assemblée nationale au lendemain des deux dernières élections législatives présentent des déséquilibres inacceptables », ont-ils expliqué.

Au Togo, les élections locales et législatives sont prévues respectivement les 16 et 20 décembre 2018.

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