En conférence de presse au siège de la CDPA ce jeudi 09 mai 2019, la Coalition de l’opposition a exprimé son indignation face aux réformes constitutionnelles et institutionnelles opérées à l’Assemblée nationale par les députés tard dans la nuit du mercredi 08 mai 2019.

Pour la coordinatrice de la coalition, Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, « le compteur est remis à zéro à partir de 2020 pour Faure Gnassingbé qui aura bouclé 15 ans au pouvoir ». Elle a souligné que seule l’alternance peut permettre de mettre en place une Assemblée nationale représentative, capable d’opérer les vraies réformes telles que le veut le peuple togolais.

De ce fait, Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson et ses collègues appellent les partis politiques, organisations de la société civile, syndicats, forces de défense et de sécurité, corps constitués, bref l’ensemble de la population à se retrouver dans une union sacrée pour mettre fin à ce qu’elle a qualifié d’« imposture ».

Les partis  politiques constituant cette coalition, notamment ADDI, CDPA, DSA, FDR, LES DEMOCRATES, PSR et UDS-TOGO soutiennent que  la loi de réforme constitutionnelle qui vient d’être adoptée n’a qu’une seule ambition, faire du Togo une propriété privée.

« Avec les réformes opérées, le chef de l’Etat sera au-dessus de la loi, car il sera sous le couvert d’une immunité ad vitam aeternam. L’Assemblée nationale vient ainsi de délivrer à Monsieur Faure Gnassingbé un blanc-seing pour les crimes même de sang contre le peuple. En définitive, il est clair que l’Assemblée nationale au service du régime a décidé de transformer les citoyens togolais en sujets de sa majesté Gnassingbé », lit-on dans une déclaration liminaire de la coalition.

De ce fait, la coalition de l’opposition fustige les parlementaires d’avoir éludé la  formule « En aucun cas, nul n’est… », telle que reprise par l’expert constitutionnaliste de la CEDEAO, M. Alioune B. FALL et  exclu les mandats passés et en cours du décompte des mandats. « Il faut que les Togolais se mobilisent pour réaliser l’alternance en 2020 pour pouvoir élire ensuite des députés dignes de ce nom à l’hémicycle » ont exhorté les leaders de la coalition pour qui « l’alternance, c’est au plus tard en 2020. »

Timothée D. KATALE (stagiaire)

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