La coalition des 14 partis politiques de l’opposition était de nouveau dans les rues ce samedi 26 janvier, les premières manifestations de ce regroupement de partis après les élections  législatives du 20 décembre dernier auxquelles il avait appelé au boycott.

Les leaders de la C14 disent entamer à travers cette reprise des manifestations, une nouvelle phase de la lutte en faveur de l’alternance politique au Togo. « La nouvelle phase de la lutte, c’est l’élargissement de la lutte à d’autres composantes de la société, à ceux qui, au moment des élections, ont appelé à un report qui n’a pas eu lieu. Avec toutes ces personnes-là, nous voulons créer un vaste mouvement citoyen de libération nationale », a indiqué Jean Pierre Fabre, président national de l’ANC, parti membre de la coalition.

Mais ce samedi à Lomé, la mobilisation n’a pas eu les résultats escomptés car la foule n’était pas celle des grands jours. Selon la coalition de l’opposition, les populations ont été intimidées par les forces de l’ordre pour ne pas participer massivement à ces premières manifestations de l’année.

« Il y a eu des intimidations. Vous avez vu la mobilisation des forces de sécurité, des militaires pour faire en sorte que les gens ne viennent pas nombreux à la marche. Mais ce sont les premières manifestations, comme on organisera d’autres, on verra », a laissé entendre Jean Pierre Fabre.

Cette intimidation, à en croire la coordinatrice de la coalition, a été également observée dans les autres villes programmées pour les manifestations. «Tout est déployé pour que les premières manifestations de l’année n’aient aucune ampleur. Mais ça n’enlève strictement rien de l’acte que les Togolais ont massivement posé le 20 décembre et nous pensons que c’est un bon signe qu’ensemble nous arriverons à atteindre les objectifs », a expliqué Mme Brigitte Kafui Adjamabo-Johnson.

L’opposition réclame entre autres, les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales, la libération des personnes arrêtées lors des précédentes manifestations, l’arrêt des rafles dans les quartiers de Lomé et des villes de l’intérieur et l’arrêt des harcèlements contre les militants et responsables politiques de la Coalition.

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