La coalition des 14 partis de l’opposition fait de nouveau recours à son unique arme : les manifestations de rue. Les leaders de la C14 et leurs militants ont battu les pavés ce samedi pour exprimer leur mécontentement contre le régime de Faure Gnassingbé et la manière dont la crise togolaise est gérée par la CEDEAO.

Partis de deux points de rassemblement à savoir Bè Gakpoto et le marché de Bè, les manifestants ont sillonné certaines artères de la capitale avant de chuter au carrefour Église des Assemblées de Dieu à Anfamé où un meeting a été tenu.

« Le sens de cette mobilisation, c’est pour adresser un message au régime qui ne tient pas compte des revendications des Togolais. Le régime continue d’organiser une élection à laquelle les Togolais ne veulent pas participer, une élection qui va encore déboucher sur des contestations. Tout cela irrite profondément les Togolais », a indiqué le président par intérim du Parti des Togolais, Nathaniel Olympio pour qui les positions de la CEDEAO ne correspondent pas aux attentes des Togolais.

De sont côté, le leader de l’ANC a expliqué que si la coalition a repris la mobilisation, c’est parce que c’est la seule arme dont elle dispose contre « les atermoiements du pouvoir » et « le refus d’exécuter » la feuille de route de la CEDEAO. « Nous ne sommes pas fatigués de marcher. C’est avec beaucoup de détermination que nous reprenons les manifestations. Quand on entreprend une action, on n’est jamais fatigué », a souligné Jean Pierre Fabre.

« Ce n’est pas pour des élections que les populations se mobilisent. Si la CEDEAO pense qu’elle peut régler la crise togolaise par des élections législatives, il lui faut prendre toutes les dispositions pour que ces élections soient les plus acceptables possibles, transparentes, équitables et démocrates », a ajouté le chef de file de l’opposition qui avait à ses côtés, Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, coordonnatrice de la coalition.

Ce regroupement de partis l’opposition (qui n’écarte pas l’idée d’un retour à la table des discussions), exige entre autres : l’arrêt du processus électoral en cours, la reprise du recensement électoral, la libération des détenus politiques, des reformes institutionnelles et constitutionnelles, la révision du cadre électoral y compris le droit de vote des togolais de la diaspora, la levée de l’Etat de siège dans les villes de Sokodé, Bafilo et Mango, l’arrêt des rafles dans les quartiers de Lomé et sur toute l’étendus du territoire.

« Quand on nous appelle pour discuter, nous irons et en même temps nous allons continuer les manifestations. Cette fois-ci, nous n’arrêterons que quand nous aurons gain de cause », a fait savoir Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson.

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