A l’issue des travaux de la deuxième réunion du Comité de suivi des recommandations de la CEDEAO pour une sortie de crise au Togo, les parties sont parvenues à diverses conclusions et se sont en outre félicitées des propositions visant une CENI plus inclusive et plus équitable à travers une participation plus importante de l’opposition.

Selon le communiqué final ayant sanctionné la fin des échanges, il été reconnu le droit et la liberté pour chacune des parties, comme le prévoit la loi, de désigner librement ou de maintenir ses représentants : 5 pour la majorité parlementaire, 5 pour l’opposition parlementaire. « En outre, il a été retenu qu’au titre des six représentants des partis extra parlementaires et de la société civile, que chacune des parties concernées coopte 3 conformément au code électoral », précise le document.

Les parties concernées ont été par ailleurs encouragées à nommer leurs représentants respectifs à la CENI d’ici le 30 septembre 2018. Il faut souligner que la CENI, institution chargée d’organiser les élections, est composée de 17 membres. Le dernier siège est réservé au représentant de l’administration publique.

La CENI qui a repris ces travaux depuis le 1er août dernier au lendemain de la publication de la feuille de route de la CEDEAO fera donc peau neuve à partir du 30 septembre 2018 pour l’organisation des prochaines élections. Sur cet aspect, c’est la coalition de l’opposition qui devra se réjouir pour avoir finalement obtenu comme voulue, une recomposition de l’institution.

« Sur la question de la CENI, il y a eu des avancées. Le reste, on attend (…) ; Maintenant qu’il y a des avancées, on participera à la mise en place de la CENI », a indiqué Jean Pierre Fabre, chef de file de l’opposition et leader de l’ANC, parti membre de la Coalition.

Au titre des mesures d’apaisement,  les parties ont salué les actions prises récemment par la libération des personnes détenues et encouragé le Gouvernement à poursuivre dans ce sens en prenant en compte la question des réfugiés. Sur ce sujet, le Gouvernement et l’opposition se concerteront pour s’entendre sur le nombre de personne encore détenues et sur la qualification des faits qui leur sont reprochés afin de favoriser des mesures additionnelles d’apaisement.

En ce qui concerne les chronogrammes,  les parties ont globalement marqué leur adhésion au chronogramme des actions prévues par la feuille de route devant conduire aux élections du 20 décembre 2018. Elles ont également noté la nécessité d’approfondir les discussions sur les chronogrammes pour tenir compte du calendrier défini et de la fiabilité du processus pour des élections justes et crédibles. « Ces chronogrammes feront l’objet d’examen et d’affinement par la CENI avec l’appui des experts électoraux »,  indique le communiqué final issu des travaux.

Quant à la question du vote des togolais de l’étranger,  elle fera l’objet d’une étude conformément à la feuille de route de la CEDEAO.

Un compte rendu des conclusions et préoccupations exprimées par les uns et les autres sera fait par les émissaires aux facilitateurs Nana Akufo-Addo du Ghana et Alpha Condé de la Guinée afin de leur permettre de suivre de prêt,  la mise en œuvre de la feuille de route de la CEDEAO.

Il faut souligner que la réunion a été co-présidée par les Ministres Albert Kan-Dappah du Ghana et Tibou Kamara de la Guinée,  représentant les facilitateurs, et Jean Claude Kassi Brou, Président de la Commission de la CEDEAO en présence des représentants du Gouvernement,  du parti au pouvoir et de la coalition de l’opposition.

Laisser un commentaire