Disposer un moyen de déplacement surtout une moto amoindrit les frais de déplacements aux citoyens, raison pour laquelle nombre de personnes s’évertuent pour acheter. Mais au Togo, immatriculer sa moto devient un parcours de combattant à cause des lenteurs administratives observées dans la pose de la plaque sur l’engin. Malheureusement sans cette plaque d’immatriculation, les agents de contrôles routiers saisissent les motos nouvellement achetées. Le Propriétaire de la moto qui n’est pas responsable de cet état de chose devient  malheureusement. Dans un communiqué rendu public ce vendredi 24 Août, la Ligue des consommateurs du Togo (LCT) s’insurge contre cette pratique qu’elle qualifie de « contrôle routier sélectif au Togo ».  

Dans son communiqué, la ligue des consommateurs du Togo (LCT) a fait savoir qu’elle a observé depuis un très long moment une pratique relative au contrôle et au maintien de la sécurité dans le pays.

Selon la LCT, certains citoyens qui s’évertuent malgré la crise économique à s’acquérir un moyen de transport, en l’occurrence une moto pour réduire un tant soit peu les frais de déplacement liés à leurs mouvements quotidiens et professionnels rencontrent malheureusement « une situation d’injustice ».

« Il s’agit des actes liés à l’immatriculation de motos dans le but, selon le législateur, de lutter contre les vols et d’identifier tout propriétaire dans tout le pays », a précisé le communiqué.

Ainsi, il a été donné à la LCT de constater que quelques consommateurs qui acquièrent une moto « se voient privés dans les faits de la jouissance de leur bien pendant une période allant parfois jusqu’à quatre semaines ». Ces consommateurs, a déploré la LCT, risquent parfois la confiscation de leur engin sous prétexte que les propriétaires ne doivent pas circuler avec leur engin non immatriculé.

« Le pire et l’incompréhensible », a-t-elle révélé, est que même lorsque « le consommateur est muni du reçu d’immatriculation attestant que ce dernier a bel et bien accompli les formalités

d’immatriculation, il lui est interdit d’utiliser sa moto pendant toute la période du processus d’immatriculation ».

 Pour la Ligue des consommateurs du Togo, le retard de la pose de la plaque sur la moto « relève de la société en charge de l’opération et ne devrait être imputé au consommateur qui, d’ailleurs s’est acquitté de toutes les obligations le concernant ».

Cette situation vue sous l’angle du consommateur, a-t-elle souligné, créé une injustice frustrante car celui-ci acquiert une moto pour répondre à un besoin présent et actuel ; « le priver de la jouissance de son bien constitue une violation de ses droits pour des services acquis auprès de la Société Togolaise des Plaques ».  La LCT a noté que cette situation vient du fait que la réglementation en vigueur se prévaut de défis de sécurité et de lutte contre la criminalité et méprise outrancièrement les intérêts des consommateurs.

Toujours dans le communiqué, la LCT a dénoncé cette situation « d’injustice » et a interpellé les autorités habilitées à prendre les mesures adéquates pour résorber cette situation de violation des droits des consommateurs. Elle a souhaité que les consommateurs qui ont fait la demande d’immatriculation de leurs engins ne soient pas systématiquement arrêtés par les forces de sécurité et  a exhorté l’autorité à ne pas « saisir ces engins ».

Profitant de cette occasion, la Ligue ne comprend pas pourquoi, au cours des opérations de contrôle routier, les agents en tenue présents dans la circulation avec leurs motos non immatriculées ne sont jamais inquiétés.

Elle a invité, le Ministère en charge de la Sécurité à veiller à la normalisation de cette situation afin d’amener les autres concitoyens à se sentir égaux devant la loi.

Ayi A.

 

 

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