Journaliste de formation, enseignant chercheur aux Universités du Togo, spécialiste des Sciences de l’information, critique littéraire de cinéma et aujourd’hui chef service à l’examen à l’Institut des Sciences de l’Information et de la Communication (ISICA), il vient de publier sa première œuvre littéraire, « Six écrivains notables de la prose au Togo». Kamgou est allé à la rencontre du Dr Anoumou AMEKUDJI  pour en savoir beaucoup plus sur ce bébé et ses perspectives, occasion également de survoler l’actualité de la littérature togolaise.

KAMGOU : Bonjour Docteur

Vous avez publié un roman intitulé « Six écrivains notables de la Prose au Togo » il y a quelques semaines. Qu’est-ce qui a inspiré l’écriture de cette œuvre ?

Dr AMEKUDJI : C’est lié à un certain nombre de constats. Le premier est qu’il n’y a pas vraiment d’œuvres critiques sur la littérature togolaise et ce constat je l’ai fait quand j’ai commencé à enseigner les littératures togolaise et africaine au campus de Kara. J’avais demandé que les étudiants fassent des exposés et ils sont revenus me dire qu’ils n’arrivaient pas à trouver des éléments d’information pouvant les aider de manière substantielle à faire leur exposé. Je me suis dit qu’il faut trouver une solution à ce problème et une des solutions que je pense avoir trouvée est de travailler  de  manière assez minutieuse sur une vingtaine d’œuvres littéraires écrites par six (06) écrivains de la place. L’autre constat que j’ai fait de mon retour d’un long voyage à l’étranger est qu’il y a eu beaucoup de productions  littéraires mais ces productions ne sont pas connues. Non seulement pas connues mais il n’y a également pas d’œuvres critiques qui  rassemblent en quelques pages les œuvres de ces auteurs.

Vous avez focalisé votre choix sur six(06) auteurs, pourquoi ces six?

Ces six auteurs je les ai choisis pour un certain nombre de raison. J’ai beaucoup misé sur le travail fait et sur l’écriture. En tant qu’un critique universitaire, on nous a fait comprendre que c’est la forme qui porte le fond. Donc l’un des critères importants, c’est comment ces auteurs ont su à travers les écritures se différencier des autres. L’autre critère c’est que quand j’écrivais ce livre, ces six écrivains faisaient partis des plus prolifiques au Togo. Quand j’ai commencé par écrire le bouquin jusqu’à ce qu’il ne sorte ils faisaient parti des écrivains  ayant écrit au moins chacun quatre(04) à cinq(05) livres. Le troisième, c’est la manière dont ils ont traité leurs différentes thématiques ; ils ont des manières assez habiles, assez astucieuses, assez intéressantes d’amener le lecteur à découvrir l’histoire. Ils peuvent traiter des mêmes thèmes que les autres mais en les lisant, M. Edem KODJO, Mme Kouméalo ANATE, Mme Jeannette AHOUNSOU, M. Claude ASSIOBO TIS , M. Médétogno BENISSAN et M. APEDO AMAH ; ils ont une manière assez différente de conduire les lecteurs vers la quintessence de leurs œuvres.

Une préférence  pour la prose ?

Ma préférence pour la prose, elle est claire, elle ne souffre d’aucune ambiguïté. J’ai toujours eu un grand amour pour la prose et c’est pour cela que je me suis limité uniquement aux écrivains écrivant en prose.

Quelle est la plus-value de cette œuvre pour la littérature togolaise ?

Je pense pour ma part que cet ouvrage peut…

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