Le Mouvement des forces vives « Espérance pour le Togo » ne manifestera pas ce samedi 08 juin comme il était prévu. Les responsables de ce Mouvement ne sont pas d’accord avec l’itinéraire proposé par la délégation spéciale de la commune de Lomé. Le mouvement comptait protester à travers cette marche dite « silencieuse » contre « la restriction de la liberté de manifestation et de réunion ».

En effet, la marche prévue par les Forces Vives « Espérance pour le Togo » était reprogrammée sur ce samedi 08 juin après un entretien entre les organisateurs et la délégation spéciale de la ville de Lomé. Seulement voilà,  à 72 heures du jour J, le président de la délégation spéciale de la commune de Lomé, Contre-amiral Fogan Adegnon a fait parvenir aux responsables du Mouvement, les itinéraires décidés par la municipalité.

Ce qui n’est pas du goût du « Mouvement des forces vives » qui dit ne pas comprendre à quoi rime le fait qu’on lui refuse d’emprunter son itinéraire choisi pour la marche, à cause des antécédents et des événements survenus dans la ville de Lomé au cours d’autres manifestations.

Dans une note datant du jeudi 06 juin, le président de la délégation spéciale de la commune de Lomé a notifié à Maryse Quashie, porte-parole du Mouvement des Forces Vives « Espérance pour le Togo », qu’il autorise la marche de ce samedi. Cependant, il poursuit en disant que « pour des raisons évoquées précédemment, notamment en ce qui concerne les antécédents et les événements malheureux survenus dans la ville de Lomé, l’itinéraire proposé ne saurait être autorisé ».

Par conséquent, M. Adegnon recommande comme itinéraire de la marche, l’axe Eglise Néo-apostolique-pavé Bè Kpota- Eglise des Assemblées de Dieu d’Adakpamé.

Selon les responsables du Mouvement des Forces Vives, cette décision des autorités municipales va à l’encontre des conclusions de l’entretien de la semaine dernière entre eux et le Président de la Délégation spéciale de la Commune de Lomé.

« Pourquoi cette attitude des autorités togolaises, qui abusant de leur pouvoir, créent tant de frustrations et de révoltes alors qu’elles ne cessent de proclamer qu’elles veulent construire la paix ? Quelle paix au mépris des droits fondamentaux des citoyens togolais ? L’incessante oppression peut-elle devenir un mode de gouvernement et d’organisation de l’espace public ? Quel Togo veulent réellement bâtir les autorités de notre pays ? Est-ce que c’est en violant les droits de l’homme que le Togo deviendra l’or de l’humanité ? Un développement crédible est-il possible sans le respect des droits humains ? Quel crédit accordé au fameux PND si les citoyens ne sont pas libres de donner leurs avis ? Auriez-vous oublié que les roues de l’histoire tournent et qu’un pouvoir n’est éternel ? », se sont interrogés les responsables du Mouvement.

« Nous serons tous responsables devant l’histoire et surtout devant Dieu auquel nous croyons tous », ont-ils indiqué.

Timothée D. KATALE

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