En prélude à la journée africaine de la pharmacopée traditionnelle célébrée le 31 août, l’association régionale des thérapeutes traditionnels (Xoesse) a tenu une conférence de presse, ce vendredi 30 août 2019 à Lomé. L’objectif était d’informer l’opinion sur l’utilité et l’importance de la formation au métier de Praticiens de la Médecine Traditionnelle (PMT).

En effet, la médecine traditionnelle demeure aujourd’hui la principale source de soins sanitaire pour une grande partie de la population. D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 80% de la population a recourt à la médecine traditionnelle.  Il est donc nécessaire que les praticiens soit formés et reconnus comme tel, pour un meilleur exercice de la médecine traditionnelle.

Le sujet est au centre de la 17eme édition de la journée africaine de la médecine traditionnelle, dont le thème est “Intégration de la médecine traditionnelle dans les curricula de formation”. Selon l’expert de l’OOAS en matière de médecine traditionnelle, Dr KOUDOUVO Koffi, “L’OMS a reconnu que peu sont les universités qui ont introduit la médecine traditionnelle dans les curricula de formation des médecins. Ce manque fait que les problèmes de discrimination et stigmatisation des PMT par les confrères praticiens de la médecine conventionnelle continuent malgré les efforts de l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS). L’OMS a donc voulu par ce thème alerter les universités surtout publiques à intégrer les curricula, qui ont été élaborés depuis bientôt 10 ans dans la formation des médecins et des pharmaciens pour qu’ils aient les notions qu’il faut pour mieux exercer leur métier”.

Au Togo, des efforts sont faits par le ministère de la santé en ce sens.  Le Dr KOUDOUVO Koffi a précisé qu’en novembre dernier le texte d’application avait été voté et va d’abord permettre aux PMT de se faire reconnaître formellement au niveau du ministère de la santé et ensuite suivront les formations. Par ailleurs, il a mentionné que le ministère est actuellement entrain de recenser et de formaliser les organisations de la médecine traditionnelle au niveau de toutes les préfectures.

Pour le thérapeute traditionnel et président de l’association XOESSE, ADZAVON Koffi Zikpo, il est très important que les praticiens de la médecine traditionnelle soient formés, afin d’avoir une réelle maîtrise du métier, d’avoir une connaissance approfondie des produits, ainsi que leur posologie en fonction des symptômes présentées par le patient. “Avant que le thérapeute traditionnel ne prescrit un produit à un patient, il est important de faire une bonne consultation ou diagnostic qui déterminera la maladie dont est porteur le patient. Il peut arriver même qu’il demande au patient d’aller faire des analyses à l’hôpital. Ce n’est pas la quantité des produits ou le nature de mélange qui guéri les patients. Tous les praticiens de la médecine traditionnelle doivent donc être formés à cela”, a expliqué ADZAVON K. Zikpo

Il a donc invité aussi bien les universités publiques que les universités privées à intégrer la médecine traditionnelle dans leurs différents modules de formation.

Akouavi G. DAGONA (Stagiaire)

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