Ce samedi matin 18 août, le monde entier s’est réveillé avec la triste nouvelle de la disparition du diplomate ghanéen Kofi Anann, premier homme noir à diriger l’Organisation des Nations Unies (ONU) de 1997 à 2006.

Selon les informations données par les sources proches de sa famille, ce digne fils de l’Afrique a rendu l’âme ce samedi matin à Genève en suisse à la suite d’une courte maladie à l’âge de 80 ans.

Prix Nobel de la paix en 2010, le 7ième Secrétaire général des Nations Unies est un diplomate hors norme et sa disparition a suscité de l’émulation dans le rang des dirigeants du monde.

Dès la confirmation de sa mort part les sources proches de l’homme, les voix se sont levées pour rendre hommage à l’illustre disparu.

Pour l’ancien directeur de l’Office des Nations Unies Vladimir Petrovsky, « Kofi Anann est l’un des dirigeants les plus visionnaires et plus démocratiques du monde ».

« C’est un homme qui guidait vers le bien », va renchérir l’actuel Secrétaire général de l’institution où le ghanéen a passé 40 années de sa vie professionnelle.

Le charisme et la force de médiation de l’homme ont été déterminants dans le règlement du conflit au Darfour, il a joué un grand rôle dans la guerre en Irak. Ses actions ont contribué à rendre l’ONU plus visible sur la scène mondiale durant ses deux mandats.

Aujourd’hui, il part en laissant derrière lui, une Afrique qui cherche toujours la voie pour se développer.

Né le 8 Avril 1938 à Kumassi au Ghana, où il a grandi, kofi Atta Anann  a étudié le droit privé à l’Université des sciences et de la technologie de kumassi, puis au Macalester College de Saint Paul aux Etats Unis. Il est rentré dans l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 1962. Il a gravi les échelons jusqu’à être nommé secrétaire général adjoint des Nations Unies au maintien de la paix dans les années 1980.  Il a commencé son premier mandat à la tête de l’ONU de 1997 en 2001, avant d’être reconduit en 2002.

 Mathurin Aziakpor

Laisser un commentaire