Le recensement électoral en cours dans le cadre des préparatifs des prochaines élections législatives, l’état d’avancement de la mise en œuvre des décisions et recommandations de la CEDEAO relatives à la situation sociopolitique du Togo : ce sont là les sujets au centre de la conférence de presse animée mercredi à Lomé par le gouvernement togolais et la Majorité présidentielle, Union pour la République (UNIR).

Le gouvernement a situé l’opinion sur le fonctionnement de la Commission Electorale nationale Indépendante (CENI) et selon le Ministre Gilbert Bawara, porte parole du Gouvernement, tout se déroule selon les textes en vigueur et comme prévu par la CEDEAO.

« La Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement avait pleinement et dûment pris acte des dispositions déjà engagées à l’époque, notamment par la CENI, en vue de la préparation et de l’organisation des élections. C’est pourquoi la Conférence avait en conséquence préconisé, non pas le lancement ou le démarrage ex nihilo mais l’accélération et la finalisation du recensement électoral pour établir des listes électorales fiables. C’est également en tenant compte du fait que la CENI était déjà installée, en tenant compte de la non-présence en son sein de toutes les composantes et entités prévues par le code électoral et du fait que le processus électoral était déjà en cours que la Conférence avait demandé le renforcement de ce processus par le fonctionnement effectif avec une participation inclusive de l’ensemble des acteurs à la CENI », a indiqué le Gilbert Bawara.

Il a estimé que sur cette base et dès lors que la CENI qui a été constituée depuis octobre 2017, fonctionne valablement et mène légitimement ses activités dans le respect du code électoral, il n’est pas juste et exact de dire que le processus électoral serait conduit et se déroulerait de manière unilatérale comme le dénonce la coalition des 14 partis de l’opposition.

Selon le gouvernement togolais et le parti au pouvoir, il est réconfortant de constater que, malgré les mots d’ordre de la Coalition des 14 partis de l’opposition, intimant à la population de rester à l’écart des opérations d’enrôlement des électeurs et de boycotter le recensement électoral, ce regroupement politique et ses leaders manifestent un réel intérêt et suivent assidûment et attentivement les activités et les opérations en cours.

« Tous les observateurs auront également constaté la forte mobilisation et l’engouement qui caractérisent jusque-là les opérations d’enrôlement sur toute l’étendue du territoire national. Il faut s’en féliciter et, surtout, louer le civisme et le patriotisme des populations togolaises », ont-ils souligné, précisant qu’au regard du relevé de conclusions du comité de suivi de la CEDEAO et des disposions du Code électoral, la coalition des 14 partis de l’opposition n’est pas une partie prenante de la CENI et nulle part, il ne lui est conféré un droit quelconque de désigner des membres ou représentants à la CENI à la place des composantes et entités qui sont concernées.

« Nulle part dans les décisions de la CEDEAO, il n’est fait mention ou état de la coalition des 14 partis. Cette dernière ne peut donc prétendre à une quelconque exclusivité et hégémonie par rapport aux autres partis politiques surtout dans le cadre des élections et réformes qui intéressent l’ensemble des togolais. Il ne revient pas à la Coalition de désigner ni les représentants de l’opposition parlementaire ni ceux des partis politiques extraparlementaires ou de la société civile. Donc, l’on ne voit pas en quelle qualité et au nom de quoi, sauf l’esprit hégémonique, de mépris et d’exclusion qui anime ce regroupement, la Coalition devrait prétendre pouvoir et vouloir parler au nom de toute l’opposition », a laissé entendre le Ministre Bawara qui avait à ses côtés, son collègue Payadowa Boukpessi de l’administration territoriale et certains cadres du parti UNIR.

Sur la question des réformes constitutionnelles, le Gouvernement et sa Majorité ont réaffirmé leur engagement à œuvrer pour faire aboutir les réformes, de préférence par voie parlementaire mais le cas échéant à l’issue d’une consultation référendaire, conformément aux décisions de la CEDEAO et dans le respect des règles et procédures prévues en la matière par la Constitution togolaise et les lois et règlements en vigueur.

Selon les informations, le projet de révision constitutionnelle serait pratiquement bouclé. Le texte passera d’abord en Conseil des ministres pour adoption, avant d’être transmis à l’Assemblée nationale.

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