Avoir au moins neuf (09) sièges et disposer d’un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, tel est l’objectif du Nouvel Engagement Togolais (NET) dans le cadre des législatives du 20 décembre prochain. Le parti politique présidé par Gerry Taama était face à la presse ce mercredi à son siège à Lomé pour présenter à l’opinion, les thématiques de sa campagne pour les prochaines élections législatives.

Pour ces élections, le NET présente trois principales propositions aux électeurs. D’abord la nécessité pour les députés de faire des propositions de loi et parvenir au moins à une parité de 50-50 avec les projets de lois gouvernementaux, ceci dans l’écoute des populations. « C’est une chose assez curieuse qu’on ait des députés qui ne font qu’entériner les décisions du Gouvernement », a indiqué Gerry Taama.

Le deuxième élément est relatif au fait que les députés doivent retourner régulièrement vers les populations. « Nous voulons que tous les députés du NET aient la maison du député dans leur circonscription et y retournent au moins une fois par semaine pour écouter les populations », a expliqué le Président national du NET.

« La troisième chose, nous avons des projets séquentiels en fonction des régions. Nous pensons qu’aujourd’hui, l’Assemblée nationale doit faire plus et doit pouvoir interpeller régulièrement surtout le premier ministre et le Président de la République qui doit une fois par an venir faire un discours sur l’Etat de la Nation et le Premier Ministre une fois par mois, doit venir dire exactement ce que son gouvernement fait », a-t-il ajouté.

« Pour une minorité de blocage à l’Assemblée nationale », c’est le thème choisi par ce parti pour cette campagne électorale. Un thème qui selon les explications, traduit la nécessité  d’avoir une minorité de blocage à au parlement pour empêcher un éventuel « tripatouillage » des lois de la République.

« La minorité de blocage parce que le NET est un parti pragmatique. Nous savons que nous ne pourrons pas pour cette élection de 2018, avoir la majorité des 46 députés et donc nous pensons qu’il est très important d’avoir une minorité de blocage pour empêcher une éventuelle modification de la Constitution. Si éventuellement sous l’égide de la CEDEAO, on fait une modification de la Constitution, que ceux qui seront à l’assemblée ne fassent pas comme ce que nous avons eu en 2002 », a estimé Gerry Taama.

Dans l’agenda du NET, diverses autres propositions  notamment l’instauration d’un Revenu Minimum Interprofessionnel (RMI) de 15.000 F CFA pour tout demandeur d’emploi inscrit à l’ANPE, un appui aux PM/PMI, une assurance maladie universelle, une législation sur les avances de loyer (pas plus de trois mois), le renforcement des travaux d’aménagement urbain, la mise en place d’un syndicat au niveau du monde paysan et l’instauration de tribunaux militaires entre autres.

Pour justifier sa décision de participer aux prochaines élections législatives bien que des solutions ne soient pas encore trouvées à la crise politique, le NET explique que dans la démocratie togolaise, il y a la liberté de prendre part à une élection. Le parti pense en outre que boycotter les élections sans avoir la garanti d’empêchement serait un risque énorme.

Il faut préciser que dans le cadre de ces législatives, le NET a présenté des listes de candidats dans 13 circonscriptions électorales à savoir Kpendjal dans les Savanes, Dankpen, Doufelgou, Kozah et Bassar dans la région de la Kara, Sotouboua et Blitta dans la région centrale, Est-Mono, Amou, Danyi et Haho dans les Plateaux, Lacs-Bas Mono dans la région maritime et le Grand Lomé.

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