Le Parti National Panafricain (PNP) s’est prononcé ce jeudi sur sa position au sujet de l’actualité sociopolitique  togolaise. Pour le parti de Tikpi Atchadam, il n’est pas question d’abandonner la lutte entamée depuis 2017 en faveur de l’alternance politique au Togo. La formation politique membre de la coalition des 14 partis de l’opposition compte dans ce sens maintenir haut, la flamme de la lutte pour l’alternance et s’inscrit dans une dynamique de mobilisation et de sensibilisation des populations.

Dans une déclaration liminaire lue en conférence de presse ce 07 mars 2019, le Parti National Panafricain a d’abord remercié les autres partis politiques membres de la coalition pour « le travail remarquable accompli ensemble » quant à leurs revendications qui portent essentiellement sur le retour à la Constitution originelle de 1992 et l’effectivité du droit de vote de la diaspora.

Le PNP s’est réjoui d’avoir selon lui, « ébranlé » le régime en place. « Malgré l’apparence souvent affichée maladroitement par le pouvoir, celui-ci a vu ses bases et ses fondements détruits de façon irrémédiable. La racine principale du baobab est sérieusement atteinte », lit-on dans leur déclaration. Par ailleurs le PNP a rendu un vibrant hommage à tous les togolais tombés au cours de la lutte et a renouvelé sa solidarité à l’endroit des blessés et des handicapés ainsi que son soutien aux détenus politiques tout en exigeant sans condition leur libération.

Par la voix de son secrétaire général Dr SAMA Kossi, le PNP a également demandé au gouvernement de « faire cesser immédiatement le harcèlement quotidien, les violences  et les enlèvements dont sont victimes, sur l’ensemble du territoire national, les militants et sympathisants du PNP ainsi que les togolais qui se battent pour l’alternance dans notre pays ». Le parti exige par ailleurs la liberté de mouvement et la sécurité de son Président national Tikpi Atchadam.

Selon cette formation politique, « la victoire de la bataille est à portée de main ». A cet effet, elle demande au  peuple togolais  sur le territoire national et dans la diaspora de « rester mobilisé et attentif au mot d’ordre prochain pour la poursuite de la lutte pacifique ».

Par ailleurs, pour ce qui concerne les récentes journées de réflexion de la C14, le secrétaire général a évoqué les raisons qui ont motivé leur absence à ce conclave. « Le PNP est en désaccord avec les points inscrits à l’ordre du jour à cette rencontre à savoir : la restructuration de la coalition, la formation d’une alliance électorale pour les élections locales et présidentielles 2020 en plus de la signature d’une charte de la coalition », a fait comprendre Dr SAMA.

Selon les leaders du PNP, ce n’est pas la « structuration » qui a manqué à la coalition mais une stratégie pour la généralisation de la contestation sur l’ensemble du territoire nationale. « La coalition est un groupe pour une unité d’action donc pas besoin d’une charte. Les élections ne sont pas encore à l’ordre du jour », ont-ils soutenu, avant de préciser que ce qui est urgent, ce sont les réformes devant mener au retour de la constitution de 1992 et l’effectivité du droit de vote de la diaspora. Le PNP, indique le Dr SAMA Kossi, « n’a pas d’adversaire au sein de l’opposition, le seul adversaire c’est le régime en place ».

Bernard DEHO (Stagiaire)

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