Le recensement électoral pour les élections locale et référendaire du 16 décembre et les législatives du 20 décembre 2018 va commencer le 1er Octobre  prochain. Ce recensement, selon les responsables de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) va permettre au Togo, de disposer d’un nouveau fichier électoral. Mais en conférence de presse ce mercredi 26 Septembre à Lomé, la Coalition des quatorze partis politiques de l’opposition (C14), qui comme au cours de la deuxième rencontre du Comité de suivi de la feuille de route de la CEDEAO le 23 Septembre dernier à Lomé, a demandé l’arrêt du processus électoral en cours au Togo. Par la même occasion, la C14 a demandé « à la population de se mettre à l’écart du recensement électoral qui commence le 1er octobre ».

La coalition des 14 partis politiques de l’opposition a, au cours d’une rencontre avec la presse ce mercredi à Lomé, fait savoir qu’elle ne s’inscrit pas dans la logique du début du recensement électoral qui va commencer le 1er octobre prochain. Pour ce faire, la C14 a demandé  non seulement l’arrêt du processus électoral en cours au Togo, mais aussi la suspension du recensement électoral qui va commencer la semaine prochaine.

Tout en affirmant qu’elle va envoyer ces huit (8) représentants à la CENI au plus tard le 30 Septembre prochain, la Coalition s’oppose au démarrage du recensement électoral  et en l’absence de ses délégués au sein des Commissions électorales locales indépendantes (CELI) et dans les comités listes et cartes (CLC).

« Nous demandons aux populations de se mettre à l’écart du recensement électoral qui commence le 1er octobre », a déclaré Brigitte Adjamagbo-Johnson, Coordinatrice générale de la C14. Pour elle, le recensement électoral « sera une mascarade ». « On ne participera au recensement que lorsque les choses se feront dans les normes. A défaut de trouver des solutions à ces préoccupations, nous serons obligés de demander à nos représentants qui auront intégré la CENI, de se retirer », a-t-elle prévenu.

Mme Adjamagbo-Johnson a fait savoir que la C14 ne va pas cautionner le chronogramme établi avant l’entrée de ses délégués à la CENI. D’après la Coordinatrice, une fois que la nouvelle CENI est installée, il faut lui laisser le temps de faire les choses elle-même.

En outre, elle a eu à rappeler que « la mission des experts électoraux a commencé le 24 septembre et selon les termes de référence de leur mission, ils doivent examiner ce qui a été déjà fait et fournir un rapport au comité de suivi, ce qui permettra de corriger des choses ».

Au cours de la rencontre avec la presse, la coalition a revendiqué la présidence de la CENI. « Si pour une fois on ne peut pas nous laisser la présidence de la CENI, il faut qu’elle soit présidée par une personne consensuelle, neutre, pourquoi pas un étranger que nous aurions librement choisi », a fait savoir la SG de la CDPA.

Laisser un commentaire