Le Togo observe pour la première fois la célébration de la Journée africaine de l’enregistrement des faits d’état civil et des statistiques d’état civil, comme recommandée lors de la 4ème Conférence des ministres africains en charge de l’état civil qui s’est tenue à Nouakchott (Mauritanie) du 4 au 8 décembre 2017.

C’est le ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales qui a officiellement lancé la cérémonie de célébration ce jeudi 08 août 2019 à Lomé.
Placée sous le thème “des actes de naissance pour tous, une nécessité pour la protection des droits humains et pour la promotion de l’inclusion” , cette première édition de la célébration au Togo, veut informer et sensibiliser toute la population sur l’importance de l’enregistrement des faits d’état civil, et plus précisément sur la valeur des actes de naissances.
En effet, l’acte de naissance est le document qui confirme l’identité d’une personne et qui établit sa citoyenneté et sa filiation. Cela lui permet de profiter pleinement des droits et des privilèges dont bénéficie l’ensemble des citoyens, notamment l’éducation, les assurances, les allocations, les droits de voyage, etc.
Par ailleurs, la déclaration des naissances permet de déterminer le taux de natalité et constitue ainsi une source d’information statistique sur la population pour avoir une vision sur les services de bases à mettre en place pour satisfaire les besoins des populations.
Le ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, Payadowa Boukpessi a donc exhorté les parents à déclarer les naissances et à veiller à retirer les actes une fois établies. Il a indiqué qu’en vue de faciliter la procédure d’enregistrement, le gouvernement à travers la loi relative à l’organisation de l’état civil a prolongé le délai de 30 jours à 45 jours.
Ainsi, jusqu’au samedi 10 août, date officielle de la célébration de la Journée africaine de l’enregistrement des faits d’état civil et des statistiques d’état civil, les différents acteurs, que sont les maires, les chefs traditionnels, les leaders religieux et d’opinion, les présidents des Comités cantonaux, les présidents des associations de parents d’élèves, les représentants des organisations de la société civile sont appelés à passer le message dans leurs différentes localités.

Akouavi G. DAGONA (Stagiaire)

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