A l’occasion de la célébration de l’édition 2019 de la journée mondiale de la liberté de la presse, l’Observatoire Togolais des Médias (OTM) a publié ce vendredi à Lomé, un nouveau rapport sur l’état de la presse au Togo. Placé sous le thème de la célébration pour le compte de cette année à savoir « Médias pour la démocratie : le journalisme et les élections en période de désinformation », le document fait le bilan des douze derniers mois de l’exercice de la profession de journaliste au Togo.

Selon l’OTM, dans l’ensemble, entre le 03 Mai 2018 et le 03 mai 2019, il n’y a pas eu de changement majeur au Togo dans le domaine des médias. Cependant, l’instance d’autorégulation note un environnement médiatique fortement dépendant du contexte national et des acteurs politiques ; Ceci, au regard des différents rapports non seulement entre journalistes, mais également entre ces derniers et d’autres entités notamment le Gouvernement, les forces de l’ordre et de sécurité ou encore la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC).

« Au fil de l’année écoulée, le Gouvernement, la HAAC, l’OTM, les organisations de presse ont essayé, chacun à son niveau, de contribuer à l’enracinement de la liberté de la presse et à la professionnalisation du métier », indique le rapport qui précise par ailleurs que «  des efforts sont encore à faire, surtout dans la vision de la création de véritables entreprises de presse ».

L’instance d’autorégulation des médias explique en effet que les manquements et autres dérapages constatés cette année dans les médias ont en partie pour origine, le fait que les organes de presse ne soient pas encore économiquement solides et viables.

Des recommandations ont été formulées par  l’OTM à l’endroit du gouvernement, de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, de la presse et des journalistes, des organisations de la presse, de la société civile et des partis politiques et des forces de l’ordre et de sécurité.

Au gouvernement,  l’OTM a recommandé de donner plus de moyens techniques et logistiques aux médias publics et d’améliorer l’environnement de travail des journalistes du secteur public, de poursuivre et d’achever dans un meilleur délai le processus de la transformation des médias publics en office, d’accorder une subvention particulière à la presse en période électorale et d’assurer davantage la protection des journalistes sur les lieux de manifestations publiques.

À la HAAC, l’OTM, a recommandé de mettre en place un mécanisme de consultation périodique entre la HAAC et les organisations professionnelles de presse.

À la presse et aux journalistes, il est recommandé de respecter les dispositions du code de la presse et de la communication et celle du code de déontologie des journalistes du Togo.

À la société civile et aux partis politiques,  il est recommandé d’éviter d’invectiver les journalistes pendant les manifestations publiques, de s’abstenir de retirer du matériel des journalistes pendant les manifestations.

Et enfin aux forces de l’ordre et de sécurité l’OTM a recommandé d’assurer la protection des journalistes sur les lieux de reportage lors des manifestations publiques et politiques.

Le rapport a été présenté en présence de Koffi Sebado, représentant du ministère en charge de la communication, du vice-président de la HAAC, Octave Olympio, du coordonnateur du système des Nations Unies au Togo Damien Mama et des responsables des organisations professionnelles de presse au Togo.

Il faut souligner qu’à l’occasion de cette journée mondiale de la liberté de la presse,  le secrétaire général des Nations unies a dans son message, demandé à toutes et à tous de défendre les droits des journalistes dont le travail contribue à bâtir un monde meilleur pour tous.

Rappelons que la journée mondiale de la liberté de la presse a été proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993 sur recommandation de la 26ème session de la Conférence générale de l’UNESCO en 1991.

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