En conférence de presse ce mardi 30 octobre 2018 au siège du parti à Lomé, les responsables du parti politique de l’opposition, l’Union des forces de changement (UFC), ont abordé le sujet relatif au problème à la CENI et le statut de l’UFC sur la scène politique togolaise.

 Le communiqué ayant sanctionné la deuxième rencontre du Comité de suivi de la feuille de route de la CEDEAO le 23 septembre dernier, a recommandé la recomposition de la CENI paritairement entre le parti au pouvoir et l’opposition. En d’autres termes, huit (8) membres pour la mouvance présidentielle et huit (8) membres pour l’opposition. Selon l’UFC, la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition (C14), partie prenante au dialogue, semble considérer que la désignation des huit(8) représentants à la CENI lui revient, « ce qui constitue une grave entorse aussi bien à l’article 15 du code électoral qu’à la lettre du communiqué ».

 Abordant la même question relative à la présence de l’UFC à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), ce qui alimente des débats depuis un temps, les responsables du parti ont rappelé que le 09 octobre 2018, dans une correspondance adressée au Président de la Commission de la CEDEAO, le Président national du parti, Gilchrist Olympio a sollicité l’arbitrage du contentieux autour de la répartition des sièges de l’opposition à la CENI.

 Sur cette base erronée, ont précisé les responsables de l’UFC à travers une déclaration liminaire, la coalition a adressé au Président de l’Assemblée nationale une liste « exclusive de huit (8) personnes sans la moindre concertation » avec leur parti, qui est pourtant un parti d’opposition parlementaire aux termes de la loi n°2013-015 du 13 juin 2013 et qui, à ce titre, a droit d’être  représenté à la CENI en sa qualité de parti parlementaire avec presque 10% des suffrages exprimés aux élections législatives de 2013.

Pour eux, l’UFC est un parti d’opposition et ce positionnement à l’Assemblée nationale est conforme aux dispositions de la loi qui détermine le statut juridique de l’opposition. « De fait, aux termes de cette loi, l’opposition s’entend de l’opposition parlementaire. Elle comprend le ou les partis et regroupements de partis politiques représentés à l’Assemblée nationale ainsi que les députés qui y siègent, et qui ont remis au bureau de celle-ci une déclaration indiquant leur appartenance à l’opposition », ont-ils déclaré.

Au cours de la rencontre avec la presse ce jour, ils ont eu à préciser que la déclaration d’appartenance à l’opposition est faite en début de législature et au plus tard quinze (15) jours calendaires suivant l’adoption du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. « L’UFC ayant en début de législature déclaré appartenir à l’opposition, elle est en vertu de cette loi, un parti de l’opposition parlementaire », ont souligné les responsables aux hommes des médias.

Ils ont ensuite rappelé que l’UFC, en 2013 comme en 2015, avait déjà siégé en qualité de représentant de l’opposition parlementaire lors des élections législatives et présidentielles.

Au surplus, ont-ils insisté, l’UFC ne s’est pas toujours alignées sur les votes du parti au pouvoir. « Notre parti, en certaines occasions, a voté solidairement avec les autres partis de l’opposition qui constituent aujourd’hui la coalition », ont témoigné les cadres du parti.

« Nous sommes un parti d’opposition constructive, c’est-à-dire une force de proposition et d’élaboration pour un Togo nouveau. Nous ne sommes plus dans la contestation systématique », ont-ils ajouté.

 

 

 

 

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