Le dialogue inter-togolais pourrait connaitre certaines difficultés malgré quelques avancées enregistrées depuis l’ouverture des discussions politiques pour la résolution de la crise au Togo. Le Président du Ghana, Nana Akufo-Addo, l’un des facilitateurs dans la crise sociopolitique togolaise, interrogé hier jeudi 27 septembre par les confrères de la télévision France24, en marge de l’Assemblée générale des Nations-Unies, tout en affichant son optimisme sur la situation politique au Togo, il a révélé le point sur lequel il y a encore des divergences.

 Le Président ghanéen, Nana Akufo-Addo, l’un des facilitateurs dans la crise sociopolitique vient de mettre fin aux rumeurs selon lesquelles, la facilitation va jeter l’éponge. Tout en coupant cours à ces rumeurs, il s’est réjouit de la volonté du pouvoir et de l’opposition de poursuivre le dialogue, mais aussi et surtout de s’attendre sur la limitation de mandats présidentiels.

« Le processus de médiation n’est pas au point mort… Ce qui est en jeu au Togo, c’est que les acteurs ont accepté une nouvelle disposition constitutionnelle qui consacre la limitation de mandats. Actuellement il n’y en a pas. Aussi bien l’opposition que le pouvoir ont décidé d’accepter que dès maintenant, il y ait une limitation de mandat », a-t-il déclaré.

Toutefois, le facilitateur a souligné le problème relatif à la retroactivité de la loi sur la limitation de mandats présidentiels. N’étant pas dans le secret des dieux, Nana Akufo-Addo ne sait pas ce que Faure Gnassingbé fera en 2020.

Pour lui, c’est la question de la retroactivité de la loi qui  est la difficulté dans la situation, « mais on verra bien ».

Toujours selon le président ghanéen, une crise togolaise n’est pas vraiment loin du Ghana, raison pour laquelle, il va s’impliquer dans la crise pour la résoudre. « Le Togo, c’est notre voisin de l’Est. C’est le même peuple entre le Ghana et le Togo. La dernière fois qu’il y a eu une crise au Togo suite au décès du président Gnassingbé Eyadèma, il y a eu au moins 100 000 togolais qui se sont réfugiés au Ghana », a-t-il témoigné.

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