Les responsables politiques de l’opposition togolaise ne tarissent pas d’idées pour mener la lutte démocratique dans leur pays. Après les manifestations de rues, les meetings, les communiqués, les tournées en Occident, les lobbyngs, le Président national du parti « Les Démocrates », Nicodème Habia, a trouvé une autre stratégie de lutte pour solliciter l’implication de la Communauté internationale dans la résolution de la crise politique togolaise. Par la même stratégie, M. Habia, exige  la libération  de tous les détenus politiques et les défenseurs des droits de l’homme. Pour ce faire entendre, l’ancien député  de l’UFC, Nicodème Habia, a entame une « grève de faim illimitée » à partir de lundi 03 Septembre 2018, devant l’Ambassade des USA au Togo. Dans une déclaration en date du 03 Septembre, le Président a dévoilé les raisons de cette grève illimitée de faim.

Le Togo connait une crise sociopolitique sans précédent depuis plus d’un an. Et pour une sortie définitive de cette crise, la CEDEAO a sorti une feuille de route avec des recommandations depuis le 31 Juillet 2018. Mais un mois après ces recommandations, « rien à se mettre sous la dent, pas un début d’exécution, pire l’un des protagonistes en l’occurrence le pouvoir en place qui y va avec une provocation qui ne dit pas nom, avec une interprétation biaisée des recommandations de la CEDEAO, un comportement qui tend à plonger le Togo dans un chaos total », selon Les Démocrates.

Au parti « Les Démocrates », on se demande  à quoi servirait de « se presser pour organiser des élections sans les réformes et sans un minimum de consensus entre les acteurs ; quels sens auront ces élections frauduleuses, si ce n’est d’aggraver la crise » ?

Face à cette situation incertaine, Nicodème Habia, Président du Parti Politique « les Démocrates », dans sa déclaration, a tiré sur la sonnette d’alarme et a invité « la communauté internationale en l’occurrence la CEDEAO à s’investir davantage pour sauver le Togo ».

Pour ce faire, « il entame donc à compter de ce jour du lundi 03 Septembre 2018, une grève illimitée de la faim en signe de protestation contre les agissements du pouvoir RPT- UNIR à travers les actes illégaux posés par l’actuelle CENI ».

S’agissant des exigences de sa grève, Nicodème Habia, demande  la « mise en œuvre des réformes prescrites par la feuille de route de la CEDEAO », « l’annulation des actes posés par l’actuelle CENI », « le renforcement du processus électoral par la recomposition de la CENI pour une participation inclusive de l’ensemble des acteurs politiques ; la refonte du fichier électoral, la reprise du découpage électoral, etc. sur la supervision des experts internationaux désignés par la CEDEAO ».

En outre, il exige « la libération de tous les prisonniers politiques » en l’occurrence  EZA et KOKODOKO du Mouvement NUBUEKE, Assiba JOHNSON du REJADD, Satchivi Foly du Mouvement « EN AUCUN CAS ».

Selon Nicodème Habia, il revient à la CEDEAO de mettre rapidement sur pied le comité de suivi de la feuille de route.

« C’est seulement à ce prix que la paix, le vivre ensemble et la cohésion régneront sur la Terre de nos Aïeux », a-t-il précisé.

« Par ce geste plein de sens, le citoyen HABIA Nicodème appelle tous les acteurs au bon sens et surtout le régime RPT-UNIR à prendre en compte, pour une fois dans l’histoire du Togo, les souffrances du peuple togolais et agir dans le respect des engagements pris », peut-on lire dans la déclaration.

 Ayi A.

 

 

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