L’Observatoire togolais des médias (OTM), organe d’autorégulation et tribunal des pairs, autorité morale dans le secteur des médias, a un nouveau bureau depuis le vendredi 23 octobre 2020 suite à son Assemblée Générale élective. Au terme de l’AG, Fabrice PETCHEZI, directeur de publication du journal « le Libéral » a été porté par ses pairs à la tête de l’observatoire. Dans cette interview, le nouveau président exprime sa gratitude à tous ceux qui lui ont fait confiance et nous parle aussi de ses priorités à la tête de l’OTM. Bonne lecture.

KAMGOU : Vous venez d’être élu président de l’Observatoire togolais des médias (OTM), quelles sont vos priorités ?

Fabrice PETCHEZI : D’abord je vous remercie pour l’opportunité que vous m’offrez quelques jours après mon élection à la tête de l’Observatoire togolais des médias, le tribunal des pairs mis sur pied par les journalistes eux-mêmes depuis 1999. Toute ma reconnaissance à l’ensemble des organisations de presse qui ont bien accepté me faire confiance pour les deux prochaines années.

Parlant de priorité, je dirai tout simplement que j’ai le devoir de maintenir d’abord l’organisation au niveau où elle est, c’est l’occasion de témoigner toute ma reconnaissance à tous ceux qui ont présidé cette organisation avant moi et surtout mon prédécesseur Aimé EKPE pour le travail abattu. Nous allons travailler pour un OTM fort et respectable, ceci passe par le respect des statuts qui en leur article 4 nous fait obligation de défendre la liberté de presse, le respect du code de déontologie que nous les journalistes nous nous sommes donnés. Comme vous le savez, l’OTM n’a pas pour vocation seulement de sanctionner les violations et les dérives dans les médias, il doit aussi mener des réflexions pour l’épanouissement et l’évolution des médias, cela suppose l’élaboration des projets allant dans le sens du professionnalisme et l’exercice dans des conditions meilleures de la profession.

L’OTM est le tribunal des pairs et veille à la bonne entente entre les journalistes en cas de conflit. On constate les attaques entre confrères sur les réseaux sociaux de nos jours, une formule pour lutter contre cet état de chose ?

La question de l’absence de confraternité est une réalité c’est pourquoi nous en faisons une priorité parmi nos priorités puisque nos statuts d’ailleurs sont intransigeants là-dessus. Les réseaux sociaux sont incontournables aujourd’hui, ils constituent une tribune pour plus d’un, y compris les journalistes. Le débat sur la régulation des réseaux sociaux demeure entier. Il sera difficile à l’OTM de faire le gendarme sur les réseaux sociaux pour constater des faits d’absence de confraternité pour s’en saisir. Mais nous n’allons pas totalement ignorer ce monde qui s’impose à nous. Pas de formule, pas de recette magique pour ce milieu qui échappe à l’OTM. Mais toutes les fois que nous auront la preuve des attaques entre confrères nous ne resterons pas les bras croisés nous ferons quelque chose pour attirer l’attention des confrères à préserver l’essentiel même si les réseaux sociaux ne rentrent pas dans notre domaine de compétence.

La presse travaille actuellement dans un contexte particulier, celui de la COVID-19, une action de l’OTM pour la revigorer ?

Nous prenons l’OTM dans un contexte particulier caractérisé par une crise sanitaire. Nous sommes conscients que la presse dans son ensemble a payé et continue de payer le lourd tribut des affres de la COVID-19. L’équipe qui nous a précédés avait en collaboration d’autres organisations de presse initiée des projets dans ce sens pour assister les professionnels des médias. Nous sommes encore loin du bout du tunnel parlant de la crise sanitaire et le cas des médias va nous préoccuper. Nous n’allons pas faire des annonces pour l’instant mais nous ne serons pas insensibles aux difficultés des médias par rapport à la crise. Les statuts de l’OTM nous demandent d’ailleurs de réfléchir à créer des conditions idéales pour l’exercice de la profession.

Votre mot de fin

Mon mot de fin sera formulé en double. D’abord réitérer toute ma reconnaissance à la corporation qui m’a fait confiance en me confiant l’OTM pour deux ans. Ensuite je voudrais finir par un appel que je lance à l’endroit de tous les professionnels des médias, la nouvelle équipe à l’OTM reste ouverte à toutes les observations, toutes les critiques allant dans le sens de l’amélioration des prestations du tribunal à nous tous.

Vive le professionnalisme pour que vive la presse togolaise.

Je vous remercie

Interview réalisée par Estelle KOUDJONOU.

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