A l’appel de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition, des milliers de manifestants sont encore descendus dans les rues de Lomé et de certaines localités de l’intérieur du pays pour une série de revendications au rang desquelles, l’arrêt du processus électoral en cours au Togo.

A Lomé, les manifestants sont partis de deux points à savoir Bè-Gakpoto et le carrefour du marché de Bè pour chuter devant l’église des Assemblées de Dieu vers Anfamé où un meeting a été tenu. Dans la foule, on pouvait noter la présence de certains leaders de la coalition notamment la coordinatrice Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson, le Chef de file de l’opposition Jean Pierre Fabre, et entre autres Ouro Djikpa Tchatikpi, conseiller spécial du président du Parti National Panafricain (PNP).

« C’est une manifestation organisée à l’endroit du pouvoir en place, pour que le processus électoral, tel qu’il se déroule, soit arrêté et que nous puissions discuter. Pour nous, il s’agit de faire en sorte que ce processus soit arrêté et qu’on trouve un accord pour des élections libres, transparentes et démocratiques », a expliqué Jean Pierre Fabre pour qui tout sera fait pour que ces élections ne se tiennent pas.

« Tout le monde sait que le pouvoir est dans l’erreur, que sa position est aux antipodes des aspirations profondes des Togolais. Si le pouvoir ne veut pas céder, ce n’est pas le peuple qui cédera. Le processus de règlement de la crise est en souffrance. La CEDEAO a pris la responsabilité d’aider à résoudre la crise. Nous en appelons à la CEDEAO pour que des décisions fermes soient prises », a de son côté indiqué Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson.

Selon certaines informations parvenues à notre Rédaction, des tirs de grenades lacrymogènes et des course-poursuites entre forces de l’ordre et manifestants ont été enregistrés notamment à Agoè dans la banlieue nord de Lomé et dans la région centrale plus précisément à Kparatao, village natal de Tikpi Atchadam, président du PNP.

Au Togo, les prochaines élections législatives sont prévues le 20 décembre 2018 suivant la feuille de route de la CEDEAO. Selon le chronogramme de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), la campagne électorale s’ouvre le 04 décembre prochain.

Le recensement électoral avait été boycotté par les responsables de cette coalition qui n’ont pas non plus fait acte de candidature pour lesdites élections. Autres revendications de la C14,  les réformes constitutionnelles institutionnelles, la révision du cadre électoral y compris le droit de vote des Togolais de la diaspora, la libération des détenus politiques, le retour des réfugiés et des déplacés y compris le président national du PNP.

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