Intervenant le vendredi dernier sur une radio locale, la Coordinatrice de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise (C14), Brigitte Adjamagbo-Johnson a dit que les manifestations de rue ne sont pas exclues au cas où il y aura blocage dans la mise en œuvre de la feuille de la CEDEAO. Mais au niveau du Parti National Panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam, le parti par lequel le Togo est plongé dans une crise sociopolitique sans précédent depuis le 19 Août, cette stratégie de descendre dans les rues pour manifester, à ce jour, constitue un siège tendu par le pouvoir en place dans lequel, l’opposition pourrait tomber. Par mesure de prudence, le PNP demande à la C14, la vigilance et la prudence. « On doit être vigilants, patients et éveillés », a déclaré le samedi dernier au cours de leur réunion hebdomadaire, Ouro-Djikpa Tchatikpi, Conseiller du Président national du PNP.

Décidément, à la coalition des quatorze partis politiques de l’opposition togolaise (C14), les voix sonnent toujours discordantes par rapport aux stratégies à mener pour gagner la lutte démocratique contre le pouvoir en place. Si d’aucuns pensent que les manifestations de rues sont toujours opportunes pour gagner la lutte, d’autres par contre, estiment le contraire, surtout connaissant le régime en place.

Justement au Parti national panafricain (PNP), renouer avec les manifestations de rue à l’instant T, c’est donner l’opportunité au pouvoir en place de créer des situations qui vont entraîner un blocage de la mise en œuvre de la feuille de route de la CEDEAO pour la sortie de la crise au Togo. Et ce statu quo, selon le Conseiller de Tikpi Atchadam, va profiter au régime en place qui va continuer à gouverner le pays comme bon le semble.

Répondant aux Togolais de la diaspora le samedi dernier, qui souhaiterait de nouvelles manifestations de rues de la C14 pour arrêter le processus électoral en cours « unilatéralement » au niveau de la CENI,  Ouro-Djikpa Tchatikpi, a plutôt recommandé à ces derniers et à l’ensemble de la classe politique de l’opposition de faire attention.

« Si on ne fait pas attention, l’adversaire va profiter des marches pour créer des situations. L’adversaire tremble devant la feuille de route et si on lui donne les moyens, il va créer des situations pour refuser d’appliquer cette feuille de route », a-t-il laissé entendre.

Pour lui, du moment où la feuille de route  proposée par la Conférence par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO le 31 Juillet 2018, à Lomé, tarde à être mise en œuvre,  « son application est un problème pour l’adversaire ».

« Il y a des pièges à 100 mètres devant nous  avec des voies balisées qui nous amènent directement aux pièges », a-t-il prévenu.

Toutefois, il a rassuré que les deux (2) médiateurs dans la crise sociopolitique togolaise que  sont les présidents ghanéen, Nana Akufo-Addo et guinéen, Alpha Condé, reviendront au Togo, même, s’ils vont accuser de retard.

Ayi A.

 

 

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