« Pour un Togo de bonheur pour tous, une dynamique unitaire : notre avenir nous appartient », c’est le thème sous lequel le mouvement des forces vives « Espérance pour le Togo » a célébré ce mercredi 4 septembre 2019 à Lomé, son premier anniversaire d’existence. Un évènement marqué par les rétrospectives de son parcours ainsi que ses perspectives pour le peuple togolais.

Le bilan de cet anniversaire est marqué par des forums, conférences publiques, ateliers et rencontres d’échanges. Tout ceci pour dénoncer d’une part des situations que le mouvement juge « inacceptable » de la part du gouvernement vis-à-vis du peuple togolais et d’autre part à « réfléchir et agir ensemble ».

L’heure était pour les hôtes de l’évènement d’aborder les questions de libertés publiques en faisant un focus sur les conditions carcérales des prisons togolaises et d’échanger sur la situation socioéconomique du Togo. Pour Me Agbodan, Président de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) et panéliste chargé des questions de libertés publiques, les prisons togolaises sont invivables. « Les conditions physiques de détention ainsi que les conditions de vie sont inhumaines. Pour une prison devant contenir 666 détenus, environ 2000 prisonniers y sont entassés. C’est une situation invivable » a-t-il souligné.

Concernant la situation socio économique du Togo, Mme Maryse Quashie, l’une des porte-paroles du mouvement  a exposé des données qui selon le mouvement constituent un contraste entre ce que le gouvernement fait comme rapport et ce qu’est la réalité. « Comment se fait-il que le montant des paradis fiscaux de certains togolais va même jusqu’à dépasser le budget national ? le Togo est le 5ème producteur mondial de phosphate, mais où passe les recettes ? Zéro transparence dans le domaine minier au Togo. Nous devons lutter contre la corruption. Pour l’avènement du changement au Togo, il faut des femmes et des hommes neufs. » a-t-elle déclaré.

Par ailleurs, le mouvement des forces vives « Espérance pour le Togo » a tenu à rappeler à toute l’assistance que le mouvement a vu le jour dans un contexte de crise et n’est pas un parti politique mais plutôt une organisation de la société civile.

Timothée D. KATALE (Stagiaire)

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