Le calme est de retour à CIMTOGO après le mouvement d’humeur observé en début de semaine par certains agents de la société productrice du ciment du Togo qui réclament de meilleures conditions de travail. Après une rencontre avec les employeurs, une entente semble être trouvée et la société pourra de nouveau tourner en plein régime.

Mardi dernier en effet, quelques 280 agents de CIMTOGO avaient déclenché une grève illimitée pour manifester leur mécontentement et dénoncer ce qu’ils ont appelé « l’exploitation de l’homme par l’homme » dans cette société située dans la zone portuaire de Lomé.

Ces agents sont en fait les employés qui s’occupent du chargement du ciment. Ce sont des agents de Lucréatif en mission à CIMTOGO. Ils réclament entre autre l’amélioration de leurs salaires, la fixation d’un salaire de base, des primes et indemnités, la généralisation des visites médicales, l’instauration d’un prêt scolaire.

Après une rencontre entre les parties notamment le représentant des grévistes, la Direction générale de Lucréatif et celle de CIMTOGO, une promesse aurait été faite aux agents et selon les informations, les demandes des grévistes seront analysées et des propositions concrètes seront faites à leur endroit avant la fin du mois d’Octobre.

« La Direction générale de CIMTOGO a tenu à préciser aux grévistes que malgré le fait que leurs revendications concernent en premier lieu leur employeur originel qui est Lucréatif, elle fera diligence afin d’aider les responsables de Lucréatif à trouver une solution acceptable pour toutes les parties concernées », indique en effet un communiqué de CIMTOGO.

Le document signé par Jean Adolehoume (photo), Directeur chargé de l’administration, de la communication, des relations extérieures et de la responsabilité sociétale de CIMTOGO, explique par ailleurs que les grévistes ont été entretenus sur la forte baisse du volume de travail à l’usine de Lomé et les ventes de ciment. « La faute à l’augmentation préoccupante des volumes de ciment importé Dangote en provenance du Nigéria », explique-t-on à CIMTOGO.

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