Les experts et les ministres des finances des 14 Etats ayant en partage le Franc CFA, échangent, ce 8 octobre à Paris, avec Bruno Le Maire, ministre français de l’économie et des finances, sur les grands enjeux économiques et monétaires de la zone.

Cette rencontre prépare les assemblées d’automne du Fonds Monétaire Internationale (FMI) et de la Banque mondiale qui vont se tenir à Bali (Indonésie), du 12 au 14 octobre 2018.

A la veille cette rencontre de Paris, le professeur Kako Nubukpo, économiste et ancien ministre de la Prospective, qui a toujours prôné, une sortie des pays africains de cette monnaie coloniale réitère sa position à travers une sortie médiatique.

Le professeur Kako Nubukpo juge urgent de revoir la parité fixe entre le franc CFA et l’euro, avant de déclarer  « …on n’est pas loin de la retraite [Du franc CFA], pour deux raisons principales. Le premier, c’est que les questions de compétitivité des économies africaines de la zone franc se posent avec beaucoup d’acuités à l’heure actuelle. De l’autre côté, la question de financement des économies de la zone franc, où les taux d’intérêts sont à deux chiffres, fait qu’on se dit qu’il sera difficile de se développer avec un coût du crédit aussi élevé. Donc, la retraite [du franc CFA, ndlr], n’est pas loin… »

Toutefois, il précise qu’il « faut travailler de sorte que nous puissions sortir du CFA avec une monnaie qui va apporter la prospérité partagée pour les économies de la zone franc. »

Par contre, le ministre Bruno Le Maire, a déclaré à propos du Franc CFA : « Je crois que le FCFA garantit à tous les Etats membres de la stabilité et c’est important d’avoir de la stabilité monétaire dans un environnement économique qui est toujours plus incertain».

Pour son activisme en faveur du Franc CFA,  Kako Nubukpo a été relevé de ses fonctions de directeur de la francophonie économique et numérique le 08 décembre 2017. Il lui était reproché de critiquer le Chef d’État français, Emmanuel Macron dans sa publication (Sortir l’Afrique de la servitude monétaire).

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