Après des mois de contestation et de troubles, les militaires et les forces de contestation soudanaises sont parvenus ce mercredi 17 juillet à un accord mettant l’accent sur le partage du pouvoir pendant une transition qui durera trois ans et trois mois, soit jusqu’aux prochaines élections.

Depuis la chute du président soudanais Omar el-Béchir en avril dernier, le Soudan était en effet plongé dans une série d’affrontements et de manifestations qui ont entraînés plusieurs morts. Les négociations entre l’armée et les chefs de la contestation pour déboucher sur une transition «vraiment dirigée par les civils» n’aboutissaient pas.

L’accord de ce mercredi vient donc marquer le début d’une nouvelle ère dans le pays. Cet accord prévoit une transition dirigée par un «conseil souverain», composé de cinq militaires et six civils. Les militaires présideront l’instance pendant les premiers 21 mois de la transition et les civils prendront la relève pour les 18 mois restants. Par ailleurs, une commission indépendante nationale d’enquête sur les crimes de ces derniers mois sera également établie.

Les pourparlers devront reprendre entre les partis vendredi prochain pour régler d’autres points litigieux, notamment la question d’une immunité des putschistes, avant la signature du décret constitutionnel, pour lancer la transition.

Akouavi G. DAGONA

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