Les élections municipales partielles ont eu lieu ce jeudi 15 août 2019 dans les communes d’Avé 2, Bassar 4, Oti-Sud 1, Wawa 1 et Zio 4. Et selon le Président de  la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Tchambakou Ayassor, tout s’est bien déroulé et il n’y a pas lieu de se précipiter pour répéter les mêmes erreurs.

Au total, soixante-trois (63) sièges étaient à pourvoir pour le compte de ces circonscriptions. Les élections locales du 30 juin n’avaient pas en effet eu lieu dans les communes d’Avé 2, de Bassar 4 et d’Oti-Sud 1 pour cause de  problèmes techniques.

Dans le cas des communes de Wawa 1 et Zio 4, le vote avait été invalidé par la chambre administrative de la Cour Suprême pour des raisons d’irrégularités conformément à l’article 148 du Code  électoral qui stipule que « Si la chambre administrative de la Cour suprême constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité et à affecter le résultat d’ensemble du scrutin, elle en prononce l’annulation pure et simple ».

C’est donc dans un esprit de calme et de sérénité que s’est déroulé le vote des partielles ce jeudi 15 août 2019 d’après les rapports conjoints de la CENI, de la FOSE 2019 (Force de Sécurité des Elections de 2019) et de la HAAC (Haute Autorité de l’audiovisuel et de la Communication).

A en croire le président de la CENI, les résultats seront donnés très prochainement mais celui-ci attire une particulière attention sur le processus et sur le déroulement des compilations au niveau des Commissions électorales locales indépendantes (CELI).

« Les données continuent d’arriver à notre niveau et on espère que les résultats seront prêts très bientôt. Mais il ne faut pas croire que c’est parce que c’est seulement cinq communes, que les choses devraient vite se faire. Il ne faut pas se précipiter et refaire les mêmes erreurs que la dernière fois ».

Selon le Professeur Essohanam Batchana du Département d’Histoire de l’Université de Lomé, ce n’est pas la première fois que le Togo expérimente les élections partielles.

« Le Togo a déjà connu des élections partielles par le passé mais celles-ci ne concernaient pas les communales mais plutôt les législatives. En effet, en février 1994, les togolais ont voté pour élire les députés. Dans certaines circonscriptions dont celle de Wawa, le vote était entaché d’irrégularités d’où la reprise du scrutin dans ces localités. Mais pour ce vote, l’enjeu était de taille. Sur les 81 sièges à pouvoir, l’opposition avait réussi à gagner 40 sièges contre 38 pour la mouvance au pouvoir. Il restait donc 03 sièges. Et à l’issue donc de ce scrutin, les 03 sièges sont donc revenus à la mouvance au pouvoir qui comptait donc 41 députés contre 40 pour l’opposition. Le Togo expérimentait donc pour la seconde fois les élections partielles », selon le Pr. Batchana.

Notons que selon les résultats définitifs de la Cour suprême donnés le 17 juillet passé tenant lieu du scrutin du 30 juin 2019, le parti au pouvoir, Union pour la République (UNIR) est arrivé en tête avec 878 conseillers contre 132 pour l’Alliance nationale pour le changement (ANC) de l’ex-chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre et 131 pour  la Coalition de l’opposition (C14). Ce qui donne raison au Pr. Batchana qui disait que ces élections-ci n’ont pas un grand enjeu du point de vue politique.

Timothée D. KATALE (Stagiaire)

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