L’Archevêque Émérite de Lomé , Président de la Conférence Nationale Souveraine et ancien Président du Haut Conseil de la République, Monseigneur Phillipe Fanoko KPODZRO, pointe du doigt les travaux de la session ordinaire de l’Assemblée nationale de ce mardi 23 avril, particulièrement ceux en lien avec les textes de la constitution de 1992, concernant les articles 1er, 59, 60, 100 et 2.

En conférence de presse ce mardi 23 avril 2019 avec à ses côtés des  responsables des Eglises presbytérienne, pentecôtiste et évangéliste, Monseigneur Fanoko KPODZRO a  partagé des informations selon lesquelles, les textes qui font actuellement l’objet de travaux à l’hémicycle ne sont pas en concordance avec ceux recommandés par l’expert constitutionaliste de la CEDEAO, M. Alioune B. FALL, lesquelles selon lui devraient   être prioritaires sur la reprise de l’examen. Il précise que depuis l’accès au pouvoir du Chef de l’État, des structures ont été mises en place pour trouver des solutions aux récurrentes crises sociopolitiques que connait le Togo à l’instar de l’Accord Politique Global (APG), la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR), du Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC), du HCRRUN et de la CEDEAO mais toutes ces approches n’ont pas été respectées car, dit-il « le vrai courage politique qui caractérise les véritables bâtisseurs de paix a manqué au rendez-vous ». Pour le Prélat, si les différentes recommandations et autres accords avaient été mis en application, les problèmes politiques actuels ne se seraient jamais posés. Surtout les discussions liées au mandat du Président Faure Gnassingbé.

En effet, Monseigneur n’est pas pour des réformes constitutionnelles et institutionnelles sur la base du texte proposé par le gouvernement togolais et qui serait actuellement en étude en commission des lois.

Par ailleurs, il exige des élections démocratiques, libres et transparentes pour une démocratie renforcée, une reprise du recensement électoral, demande au gouvernement de libérer les détenus politiques surtout ceux du Parti National Panafricain (PNP), incarcérés tout dernièrement et aussi de libérer Kpatcha GNASSINGBE afin qu’il puisse se soigner à l’extérieur.

« Si les élections sont transparentes et sincères, les perdants iront féliciter les gagnants et la démocratie s’en trouverait renforcée… Un vrai fort ne piétine pas le faible. Il sait qu’une humanité commune les unit et le sens du devoir et la crainte du jugement de l’histoire devraient gouverner nos actions » a- t- il martelé avant d’ajouter : « Nous voulons que les recensements soient repris ici et maintenant, peu importe les coûts et qu’on donne le nombre de jours consistants pour ce faire ».

N’est-il pas allé vite en besogne vu que les travaux sont encore en cours à l’Assemblée nationale ?

La Rédaction

 

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